Demander à la Famille
Le Dire à un Enfant
Chère Famille:
J'ai choisi de ne pas divulguer le diagnostic VHL à ma fille de
11 ans jusqu'à ce que nous obtenions les résultats de ses
tests ADN. Elle paraît trop jeune pour porter un tel fardeau. J'ai
été capable de lui expliquer mes deux chirurgies honnêtement
sans parler du VHL. Comment les autres membres ont-ils pu divulguer un
diagnostic VHL avec un jeune membre de la famille qui pourrait aussi être
affecté? --Patti K., Californie
Chère Patti,
Je crois que le meilleur conseil serait simplement de laisser la porte
ouverte pour qu'elle pose des questions, et la laisser être votre
guide. Ne lui donnez pas l'impression qu'elle ne doit pas poser de questions
sur vos opérations, mais ne lui dites pas non plus davantage qu'elle
ne veut savoir. C'est un peu comme les questions des enfants sur le sexe.
L'exemple classique est l'enfant de six ans qui demande d'où vient
le bébé de la voisine. La mère rougit et se lance
dans une explication compliquée sur les oiseaux et les abeilles.
"OK," dit l'enfant de six ans, "mais je croyais qu'ils
venaient de Cleveland."
Si que vous laissez la porte ouverte, les questions vont venir en petites
doses, quand elle est prête pour l'information. Soyez honnête
avec elle et avec vous-même. Et n'ayez pas peur d'être ouverte
au support affectueux de vos amis. Vous aurez besoin de ce support, et
vous leur donnerez le privilège de le partager avec vous. --Bobbie S., Californie
Comment le dire à un futur conjoint
Chère Famille:
Comment est-ce qu'on explique tout ça à un futur
conjoint? Une fille m'a dit que quand elle devient sérieuse
avec un petit ami, elle demande à sa mère de s'assoir
avec lui pour lui expliquer leur arbre généalogique.
J'ai peur que si je fais cela, mon petit ami va se pousser en courant. -- Rachael M., Massachusetts-
Chère Rachael,-
L'hiver 1992, j'ai rencontré un merveilleux type nommé
Leo. Nous avons commencé à sortir ensemble.
ça a commencé à devenir vraiment sérieux.
C'est au printemps que ma mère et ma soeur ont commencé
à me demander quand j'allais parler à Leo de ma maladie.
Ma réaction initiale fut de dire ça m'avait glissé
de l'esprit. J'ai continué de leur dire que je le ferais
demain, mais demain est venu et s'est en allé. J'ai essayé
de donner des indices, des exemples, et même des approches
"Qu'est ce qui arrivera si . . .".
Rien n'a fonctionné. Un jour j'ai finalement abdiqué
et j'ai tout expliqué. Sa réponse fût même
plus surprenante que ce à quoi je m'attendais, "eh bien,
tu auras simplement à me dire les symptômes des tumeurs
au cerveau pour que je sache quand quelque chose ne vas pas, et
nous pourrons en prendre soin ensemble." Aujourd'hui
il connait tout à propos du VHL et il me donne tout son support.
C'est quelque chose que vous et votre petit ami doivent travailler
entre vous deux. Ce n'est pas à votre mère de le lui
dire, c'est à vous. C'est une question de confiance, d'honnêteté
et d'engagement dans votre relation. Je crois que ma soeur
avait raison quand elle m'a dit que si quelqu'un ne vous aime pas
à cause d'une maladie, alors ils n'en valaient pas la peine
de toute façon. C'est une bonne chose que Leo en vaille la
peine.
--Siobhan G., âgée de 20 ans, Michigan
Comment le dire à un ami
Chère Famille:
Comment est-ce que je parle à une personne qui a de la misère
à négocier avec ma maladie?
--Lisa W., Michigan
Chère Lisa,-
La meilleure façon de négocier avec une personne comme
ça est de s'asseoir avec elle et être honnête
et ouverte avec elle. S'on l'ignore, la situation va durer. Vous
et l'autre personne confrontent la situation, on sera aussi confortable
que l'on puisse l'être. Parfois les gens ne peuvent pas y
faire face -- mais au moins vous aurez essayé.
Toutes mes amies de fille n'ont pas de trouble à parler de
ma maladie. Par contre, quelque garçons ne veulent pas en
parler. Un soir, peu après que j'aie été diagnostiqué,
je suis sorti manger avec des amis de jeunes gens. Peu après
que nous ayons commandé, la table est tombée silencieuse.
On aurait pu entendre une mouche voler. "D'accord," j'ai
dit. "je sais pourquoi vous êtes tous si silencieux.
Nous devons parler de ça. Je veux que tout le monde soit
confortable parce que la situation ne va pas disparaître."
Quelques uns m'ont posé des questions sur ma maladie et les
traitements. Nous avons parlé longtemps et nous avons commencé
à relaxer. Tout va mieux depuis cette conversation..
--Brian D., âgé de 22 ans, Alabama, comme cité dans Candlelighters, hiver 1993.
Tel que publié en septembre 1993, VHLFF 1:
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