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Date: 5 novembre 2003
Objet: Naples m'a fait Pompei de l'huile
Lors de mon court séjour à Naples, j’ai eu le privilège
d’etre extorqué par des petits malfrats qui avaient pris
possession d’une rue ou le stationnement était gratuit pour
s’improviser préposé. Lorsque la personne avait payé,
ils tassaient le miroir du coté conducteur vers l’intérieur
pour indiquer que le paiement avait été effectué.
Je crois qu’ils avaient vu les Soprano un peu trop souvent. Autre
petit fait divers intéressant, il y a des vendeurs de bébelles
et des squeegee aux coins de rues et j’y était habitué
car ça existe à Montréal. Ce qui était nouveau
était des vendeurs aux guérites des kiosques de péage.
Pendant l’attente pour payer, ils vous offrent diverses marchandises
et parfois les lancent par la vitre ouverte dans l’espoir qu vous
allez acheter puisque vous avez la marchandise entre les mains !
Dimanche le 2 novembre :
Je me suis levé ce matin et il faisait très beau dehors.
Puisque le trajet de la cote Amalfitano était au programme, pas
de meilleur temps pour le faire. J’ai localisé le bon autoroute
après mes péripéties de la veille et je suis sorti
pour voir le Vésuve. J’ai été chanceux car
étant parti tot le matin, j’ai pu grimper en voiture usqu’en
haut.
Heureusement, car lorsque je suis descendu, ils étaient dans
le processus de fermer l’unique route qui y donnait accès
pour tenir une course à pied de 5km.
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La cote Amalfitano est très belle et la route qui sillonne un vrai
bijou. J’ai pu voir des paysages inouis et j’ai grimpè jusqu’au
village au sommet, Santa Anna qui donnait une vue des 2 cotés de la mer.
Ma prochaine étape était Pompéi et j’y suis arrivé
vers 15:00. J’ai pu visiter les ruines et les fouilles ont permis de mettre
au jour des maisons presque entières. C’était vraiment impressionnant.
Puisqu’il était assez tard lorsque j’ai fini ma visite,
j’ai loué une chambre au centre de Pompéi dans un hotel
qui avait l’air potable. J’ai déambulé le long des
rues et fait le tour du centre ville assez rapidement. La basilique est très
jolie et la place publique très occupée. Fait assez bizarre, j’ai
vu plus d’objets liturgiques dans les kiosques à Pompei que nulle
part aileurs, meme pas à Rome. Des objets de tout acabit mais surtout
des madonna et des crucifix.
Je suis retourné à l’hotel vers 9 :00 et je me suis rendu
compte que ma chambre était très mal insonorisée. J’étais
au 3ème étage et j’entendait tout ce qui se passait dans
la rue. Malheureusement pour moi, Pompei pour une raison que j’ignore
s’est révélée la ville la plus active qu’il
m’ait été donné le privilège de rencontrer.
Barcelone, Madrid, Paris ou Rome étaient actives mais au moins ça
arretait vers 22 :00. Pas Pompei, les voitures circulaient et les gens sillonnaient
la rue dans un fouillis incroyable. Je suis ressorti pour voir ce que tout le
monde faisait car il était impossible de fermer l’œil.
Les voitures tournaient en rond et dès qu’une sortait de son
espace de stationnement, une autre la remplacait . Les autres voitures continuaient
de tourner en rond dans les 4 memes rues pour se chercher une endroit pour stationner.
Une fois stationné, les gens sortaient de la voiture pour circuler à
pied et après un bout de temps, reprenaient la route pour tourner en
rond. Tout ça a duré jusquà 12 :30. De plus, mon hotel
mal insonorisé était situé sur le coin de rue ou toute
l’activité prenait place. Les voitures qui frenaient et qui embrayaient
faisaient un vacarme incroyable et j’ai eu beaucoup de mal à m’endormir.
Lundi 3 Novembre :
6 :00 du matin et je suis debout. Cette fois, ce sont les camions qui brassent
l’hotel quand ils approchent l’intersection. Ils embrayent leur
camion après le stop et tout shake. J’ai donc pris ma douche mais
de toute façon, j’aurais été debout à 7 :00
car toutes les cloches des églises sonnent à ce moment. Jamais
vu ça !
J’ai décidé de donner une seconde chance à Naples.
J’ai vraiment essayé, juré. J’ai accompagné
les Napolitains à l’ouvrage dans le traffic de l’heure de
pointe de 8 :00, pris une des 5 voies (3 pour les gens normaux) et je me suis
dirigé vers le centre ville. Les rues ont les pavés originaux
de Xième siècle et ça brasse en masse. Je tenais à
voir le musée archéologique mais j’ai du manquer LA pancarte
car une fois arrivé au bout de la ville, flèche indiquant de revenir
pour ‘centro’. J’ai suivi les indications et meme résultat
sauf que j’étais maintenant à l’autre bout. J’ai
abandonné et maintenant que je voulais sortir de Naples, toutes les pancartes
indiquent la façon de revenir. Incroyable, car une fois rendu dans Naples,
pas d’indication pour les sites intéressants. J’avais vu
le Duomo lors de mon intarcade du Dimanche et je n’avais pas aimé.
Mais là, impossible de le retrouver.
La seule facon que j’ai pu sortir de Naples est en gardant le rivage
à ma gauche et en ne déviant pas de la direction. Il fallait surtout
éviter les indications qui de toute façon ne donnaient que Naples
comme option. Après une trentaine de km, j’ai finalement vu une
pancarte pour Rome et j’ai alors su que je m’étais échappé.
Ma prochaine destination était Cassino et l’abbaye Montecassino.
Paradoxalement, c’est en m’approchant de Cassino que la conduite
s’est remis à la normale et que l’influence des Napolitains
s’estompait. L’abbaye est un havre de paix situé au haut
d’une montagne et est très impressionnant. Il avait été
dètruit complètement durant la IIème guerre mondiale et
reconstruit selon les normes originales. Le cimetière Polonais contenant
plus de 1,000 tombes situé à proximité valait la peine
d’etre vu. J’ai continué sur la route du litoral vers Venise
et je suis arreté dans un hotel loin de l’autoroute qui avait une
belle vue sur la mer.
Mardi le 4 novembre :
Puisque j’ai du temps supplémentaire sur les bras, j’ai décidé
d’aller visiter la ragion de Bologne que j’avais du éliminer
faute de temps. J’ai commencé par Urbino ce matin, une belle petite
ville hors des sentiers battus. Cette ville aux rues sinueuses possède
un palais Renaissance datant du XVème siècle et j’ai visité
le musée Ducale à l’intérieur. Le clou est certainement
la Muta de Raphael.. Puisque je suis hors saison et qu’il y a peu de visiteurs,
j’ai eu le privilège d’avoir mon garde personnel qui m’a
suivi tout le long de ma visite. Il ne devait pas y avoir plus de 5 visiteurs
en tout.
Ma prochaine destination était le petit état souverain de San
Marino et j’ai du suivre une petite route sinueuse entre Urbino et San
Marino qui n’était pas indiqué nulle part. Il y avait des
références aux 10 KM mais par bout, j’étais certain
que je m’étais perdu. Je suis finalement arrivé à
destination vers 3 :30 et immédiatement trouvé un hotel. La noirceur
tombe subitement vers 4 :30 et je ne dois pas prendre de chance.
Ce matin, j’ai pris le téléférique de San Marino
pour me rendre au haut et visité la vieille ville, de toute beauté.
A la prochaine,
Paul
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